Comprendre la lombalgie : les moyens de traitement et de prévention efficaces
Environ 84 % des adultes souffrent d’une lombalgie au moins une fois dans leur vie. C’est le premier motif de consultation chez le généraliste. Si la lombalgie est si fréquente, existe-t-il des moyens de prévention ou de traitement efficaces ?
ParDr. Vimal GUNNESSNeurochirurgien
13 min de lecture

Sommaire
- Qu’est-ce qu’un mal de dos ?
- Les différents types de mal de dos
- La lombalgie est-elle un problème de santé courant ?
- Facteurs de risque
- Quels sont les mécanismes du mal de dos ?
- Les diverses origines du mal de dos
- Les causes non spécifiques du mal de dos
- Les causes graves du mal de dos
- Les causes moins graves du mal de dos
- Autres causes associées à la lombalgie
- Syndrome du piriforme :
- Dysfonction de l’articulation sacro-iliaque :
- Comment bien diagnostiquer un mal de dos chez les patients concernés ?
- Analyses biologiques :
- Indications des examens d’imagerie :
- Comment traiter efficacement un mal de dos ?
- Comment en finir avec mon mal de dos ?
- #StoryTime : David, un homme de 40 ans, souffre constamment d’une lombalgie, il ne peut pas rester en position statique et n’arrive pas à soulager ses symptômes.
Quelles sont les causes de la lombalgie ?
Environ 84 % des adultes souffrent d’une lombalgie au moins une fois dans leur vie. C’est le premier motif de consultation chez le généraliste. Si la lombalgie est si fréquente, existe-t-il des moyens de prévention ou de traitement efficaces ? Massages ? Traitements ? Sport ? Voilà les thèmes que nous aborderons dans cet article.
Qu’est-ce qu’un mal de dos ?
« On estime à environ 84 % le pourcentage de la population adulte qui souffre au moins une fois dans sa vie d’une lombalgie »(1)(2) L’intensité de la douleur peut être très variable d’une personne à une autre. La douleur peut être très faible, ou devenir intense. Dans ce dernier cas, certaines activités peuvent devenir difficiles, voire impossibles, à pratiquer : marcher, dormir, travailler, ainsi que d’autres activités courantes de la vie quotidienne. Avec du repos et un traitement (antalgiques et kinésithérapie), il est possible de soulager le mal de dos. Il existe également d’autres solutions, telles que les infiltrations de cortisone et les thérapies manuelles (ostéopathie/chiropraxie), pour diminuer la douleur ou aider à la guérison. Toutefois, une intervention chirurgicale est parfois nécessaire pour certaines dorsalgies.
Les différents types de mal de dos
« Un mal de dos aigu, ou de courte durée, dure quelques jours à quelques semaines. Dans la majeure partie des cas, une lombalgie est aiguë. Elle disparaît en général spontanément en quelques jours, dans une démarche d’autosoins, sans perte fonctionnelle résiduelle. Dans certains cas, il faut quelques mois pour que les symptômes disparaissent.
Le mal de dos chronique désigne une douleur qui dure plus de 12 semaines, même après que la blessure initiale ou la cause sous-jacente de la lombalgie aiguë a été traitée. Près de 20 % des personnes atteintes d’une lombalgie aiguë développent une lombalgie chronique, dont les symptômes persistent à 1 an. Même si la douleur persiste, cela ne signifie pas toujours qu’il existe une cause sous-jacente médicalement grave ou pouvant être facilement identifiée et traitée. Dans certains cas, le traitement réussit à soulager la lombalgiechronique, mais il arrive aussi que la douleur persiste malgré un traitement médical et chirurgical. »(3)
La lombalgie est-elle un problème de santé courant ?
En 2010, les symptômes du mal de dos sont le premier motif de consultation chez le généraliste. « Environ 4 personnes sur 5 souffrent d’une lombalgie à un moment donné de leur vie. « C’est l’un des motifs les plus courants de consultation d’un professionnel de santé. »(4)
Facteurs de risque
« Les facteurs de risque associés au mal de dos incluent le tabagisme, l’obésité, l’âge, le fait d’être une femme, d’avoir un travail fatigant physiquement, un travail sédentaire, un travail fatigant psychologiquement, un faible niveau d’instruction, d’avoir subi un accident du travail, ou encore l’insatisfaction professionnelle et des facteurs psychologiques tels que les troubles somatiques, l’anxiété et la dépression. »(5)(6)
Quels sont les mécanismes du mal de dos ?
Le poids du haut du corps est principalement supporté par les cinq vertèbres (L1 à L5) de la région lombaire, qui constituent la région lombaire. Des coussinets souples de forme arrondie maintiennent l’articulation des vertèbres : ce sont les disques intervertébraux. Lors des mouvements, ils jouent le rôle d’amortisseurs dans toute la colonne vertébrale (ou rachis).
La colonne vertébrale est reliée aux muscles par des tendons et ligaments qui maintiennent les vertèbres en place. La moelle épinière comporte 31 paires de nerfs. Ces nerfs contrôlent les mouvements de notre corps et transmettent les informations au cerveau. Les autres régions vertébrales sont le segment cervical, au niveau du cou, le segment thoracique, en haut du dos, et les segments du sacrum et du coccyx sous la région lombaire.
Les diverses origines du mal de dos
Les causes non spécifiques du mal de dos
« La grande majorité des patients vus en soins primaires (>85 %) présentent une lombalgie non spécifique, autrement dit le patient a mal au dos sans qu’aucune atteinte sous-jacente spécifique puisse être identifiée avec certitude. »(7)« Un grand nombre de ces patients présentent des troubles musculosquelettiques. La plupart des patients présentant un mal de dos non spécifique voient leur état s’améliorer en quelques semaines. »(8)
Les causes graves du mal de dos
« Parmi les patients qui se plaignent d’un mal de dos en soins primaires, moins de 1 % des cas ont une étiologie systémique (syndrome de la queue de cheval, cancer métastatique et infection de la colonne vertébrale) »(9)« La quasi-totalité des patients atteints présentent des facteurs de risque ou d’autres symptômes. »(8)
Les causes moins graves du mal de dos
Fracture vertébrale par compression :
« Environ 4 % des patients se rendant en consultation de soins primaires pour une lombalgie présentent une fracture vertébrale par compression. »(9) Les os peuvent se fracturer pour cause d’ostéoporose ou à la suite d’un traumatisme, par exemple un accident de la route ou une chute. « Les facteurs de risque de fracture ostéoporotique sont le grand âge et la prise régulière de corticoïdes. » Dans certains cas, mais pas toujours, elle s’accompagne de symptômes. « Les patients se plaignent de l’apparition d’un mal de dos aigu localisé, qui peut être invalidant. […] Des antécédents de fracture ostéoporotique ou traumatique constituent un facteur de risque de fractures ultérieures, qui peut être atténué par un traitement médicamenteux. »(10)
Radiculopathie :
« La radiculopathie désigne les symptômes ou les troubles liés à l’atteinte d’une racine nerveuse rachidienne. L’atteinte d’une racine nerveuse rachidienne peut avoir pour origine des altérations dégénératives des vertèbres, une protrusion discale et d’autres causes. Les présentations cliniques d’une radiculopathie lombosacrée varient selon le niveau de la ou des racines nerveuses atteintes. Dans plus de 90 % des cas, il s’agit de radiculopathies de L5 et S1. Les patients se plaignent de douleurs, de pertes de sensibilité, de faiblesse et/ou de variations réflexes en correspondance avec la racine nerveuse atteinte. »(11)
« La sciatique est un terme non spécifique utilisé pour décrire divers symptômes au niveau de la jambe ou du dos. Le terme sciatique désigne en général une douleur vive, ou similaire à une sensation de brûlure, qui irradie dans la fesse et tout le long du trajet du nerf sciatique (la face postérieure ou latérale de la jambe, en général jusqu’au pied ou à la cheville). »(12)
Sténose du canal rachidien :
La sténose lombaire est la plupart du temps une atteinte complexe. Les causes les plus fréquentes, qui touchent en général les personnes de plus de 60 ans, sont la spondylose (arthrose dégénérative du rachis), le spondylolisthésis et l’hypertrophie des ligaments jaunes. La sténose lombaire est caractérisée par une douleur à la marche, limitée au mollet et à la partie distale des membres inférieurs et qui disparaît en position assise ou penchée le tronc en avant (on parle aussi de pseudoclaudication ou de « claudication neurogène »). « Un traitement non chirurgical est le traitement initial utilisé pour la plupart des patients. »(12)
Deux types de spondyloarthrite axiale : Spondylite ankylosante et spondyloarthrite axiale non radiographique :
Environ 0,7 % à 5 % des patients atteints de lombalgie ont une spondyloarthrite axiale, selon la population étudiée.(9)(13)
La spondylite ankylosante est plus répandue chez les hommes, tandis que la prévalence de la spondyloarthrite axiale non radiographique est comparable entre les hommes et les femmes.(14) Le diagnostic de spondylite ankylosante est plus fréquemment établi chez des hommes de moins de 40 ans. « Presque tous les patients se plaignent d’un mal de dos dont les caractéristiques suggèrent le plus souvent une étiologie inflammatoire (raideur matinale, qui s’améliore avec l’exercice, douleurs nocturnes). Les patients peuvent aussi présenter des manifestations extrasquelettiques de la maladie (ex. uvéite). »(8)
Arthrose :
L’arthrose vertébrale peut être une cause de lombalgie. Une arthrose de la hanche ou du rachis peut causer des douleurs à la hanche. Comment l’arthrose se manifeste-t-elle ? Elle est beaucoup plus fréquente chez les personnes de plus de 40 ans. Il est important de se reposer et d’éviter toute activité excessive pour atténuer les symptômes.
Cause de la scoliose/de l’hypercyphose :
La scoliose et l’hypercyphose peuvent provoquer de sévères douleurs dorsales.
Troubles émotionnels :
« Une détresse psychologique (ex. dépression ou somatisation) peut aggraver les symptômes d’une lombalgie ou peut être la cause d’un mal de dos sans cause organique. »(8)
Causes extérieures au rachis :
« Une lombalgie peut être un symptôme d’un problème non localisé dans le dos. D’autres étiologies possibles sont une pancréatite, une lithiase rénale, une pyélonéphrite, un anévrysme de l’aorte abdominale ou un zona. Les patients ont en général d’autres symptômes associés. »(8)(15)
Autres causes associées à la lombalgie
Syndrome du piriforme :
« Pour certains spécialistes, le syndrome du piriforme correspond à une compression ou à une irritation du nerf sciatique par le muscle piriforme, un muscle étroit situé dans la fesse.(16)
Dysfonction de l’articulation sacro-iliaque :
La dysfonction de l’articulation sacro-iliaque, une terminologie qui désigne les douleurs dans la région de l’articulation sacro-iliaque réputées être dues à un défaut d’alignement ou à un mouvement articulaire anormal, est un sujet controversé. Il est difficile de diagnostiquer cette anomalie du fait de l’absence d’une norme de référence. »(17)
Comment bien diagnostiquer un mal de dos chez les patients concernés ?
Pour diagnostiquer une lombalgie, il convient de recueillir l’anamnèse et de pratiquer un examen clinique. Cela aidera à identifier les symptômes et à préparer le patient à des examens d’imagerie et de diagnostic complémentaires. Cependant, chez la plupart des patients (< 4 semaines), il est inutile de réaliser des tests de laboratoire ou d’imagerie lors de l’examen initial.
Les causes d’une lombalgie chronique sont souvent difficiles à identifier, même à l’issue d’un examen approfondi. Mais qu’est-ce que l’anamnèse ? Cet examen clinique complet permet au spécialiste de diagnostiquer l’origine d’une douleur et est complété par des tests neurologiques qui permettent de trouver un traitement adapté. Cependant, il est parfois recommandé de compléter ces examens cliniques et neurologiques par des examens d’imagerie afin de s’assurer que la douleur n’est pas due à des tumeurs ou à une sténose du canal rachidien.
Analyses biologiques :
« La plupart des patients atteints d’une lombalgie aiguë n’ont pas besoin d’analyses biologiques. Chez certains patients pour lesquels on suspecte une infection ou une tumeur, on effectue un test de vitesse de sédimentation érythrocytaire (ESR) et/ou un dosage de la protéine C-réactive (CRP). »(18)
Indications des examens d’imagerie :
« La majeure partie des patients ayant une lombalgie depuis moins de 4 semaines n’ont pas besoin d’examen d’imagerie. La plupart des patients qui viennent en consultation de soins primaires présentent une douleur non spécifique sans symptômes associés et leur état s’améliorera rapidement. »(15)
« Conformément aux recommandations communes de l’American College of Physicians (ACP) et de l’American Pain Society, les médecins sont expressément invités à « ne pas pratiquer systématiquement d’examens d’imagerie ni d’autres examens diagnostiques chez les patients présentant une lombalgie non spécifique » et à réserver l’imagerie aux patients atteints de déficits neurologiques sévères ou progressifs, ou si l’anamnèse et l’examen clinique font suspecter des maladies sous-jacentes graves. Dans ses recommandations aux praticiens, le National Institute for Health and Care Excellence (NICE) au Royaume-Uni conseille de « ne pas proposer d’examens d’imagerie hors du cadre spécialisé aux personnes atteintes de lombalgie, avec ou sans sciatique. »(15)(19)
Comment traiter efficacement un mal de dos ?
D’après un article consulté dans UpToDate et daté du 3 février 2023, « la plupart des personnes connaissant un épisode de lombalgie ne présentent pas de problème médical grave et sont invitées à recourir à des traitements simples tels que les suivants :
- L’activité physique - Le meilleur traitement est de conserver un minimum d’activité physique. Les personnes atteintes d’une lombalgie qui récupèrent le plus vite sont celles qui restent actives. Si vos douleurs sont intenses, il vous faudra peut-être un ou deux jours de repos. Mais il est important de recommencer à marcher et à bouger dès que possible. Il est déconseillé de soulever des charges lourdes et de faire du sport si vous avez mal au dos, mais efforcez-vous de continuer à pratiquer vos activités quotidiennes normales.
- La chaleur - Chez certaines personnes, un patch chauffant ou un châle chauffant peut soulager la douleur. Veillez cependant à éviter les températures trop élevées, qui risqueraient de provoquer des brûlures.
- Les médicaments - Commencez par prendre des médicaments délivrés sans ordonnance. La plupart du temps, les médecins suggèrent de prendre dans un premier temps un anti-inflammatoire non stéroïdien, ou « AINS ». Dans la classe des AINS, on connaît l’ibuprofène (noms commerciaux : Advil, Motrin) et le naproxène (nom commercial : Aleve). Ils sont sans doute plus efficaces que l’acétaminophène (nom commercial : Tylenol) pour soulager le mal de dos.
Si les médicaments délivrés sans ordonnance ne vous soulagent pas, parlez-en à votre médecin ou à votre infirmière. Dans certains cas, on peut vous prescrire un médicament pour décontracter les muscles, qu’on appelle un myorelaxant. Mais il faut savoir que les myorelaxants ne sont généralement pas utilisés chez les personnes de plus de 65 ans. Chez les personnes âgées, ces médicaments peuvent en effet causer des effets indésirables tels que des difficultés à uriner ou une confusion.
Des traitements symptomatiques – Certains traitements peuvent vous soulager temporairement. On peut citer notamment les suivants :
- Les manipulations vertébrales - Désigne les gestes pratiqués par un chiropracteur, un kinésithérapeute ou un autre professionnel pour mobiliser ou « ajuster » les articulations de votre dos. Si vous souhaitez essayer ces méthodes, parlez-en d’abord à votre médecin ou votre infirmière.
- Acupuncture – Désigne l’insertion de fines aiguilles dans votre corps, effectuée par un professionnel qui connaît la médecine chinoise traditionnelle, pour bloquer les signaux douloureux.
- Massage – Un masseur-kinésithérapeute masse les muscles et les autres tissus mous de votre dos.
Le mal de dos disparaît en général au bout de quelques semaines, mais la douleur peut persister plus longtemps chez certaines personnes. Dans ce cas, des traitements complémentaires peuvent être proposés, parmi lesquels :
- Les autosoins - Ils consistent notamment à prendre conscience de sa douleur. Reposez-vous lorsque vous en avez besoin, mais il est important de rester actif autant que possible. Des gestes tels que l’application d’une source de chaleur et des étirements doux peuvent aussi vous aider à vous sentir mieux.
- Kinésithérapie - Un kinésithérapeute est un spécialiste de l’activité physique qui peut vous apprendre à faire des étirements et des mouvements afin de renforcer vos muscles. L’objectif recherché est de soulager la douleur et de vous aider à reprendre vos activités normales.
Les activités que vous pouvez essayer de pratiquer sont par exemple la marche, la natation ou le vélo d’appartement. Chez certaines personnes, le tai chi ou le yoga peut également soulager le mal de dos. Trouver une activité qui vous plaît peut vous aider à rester actif.
La réduction du stress - Chez certaines personnes, une méthode appelée « réduction du stress basée sur la pleine conscience » peut soulager la douleur. Elle consiste à rejoindre un programme de groupe pour y pratiquer la relaxation et la méditation. Si votre mal de dos est source d’anxiété ou de dépression, parlez-en à votre médecin ou à votre infirmière. Il existe d’autres traitements pour soulager ces problèmes.
Certaines personnes se demandent si des infiltrations (injections) peuvent être utiles pour soulager le mal de dos. Dans certains cas, le médecin peut recommander l’administration d’un médicament par injection pour insensibiliser la région douloureuse ou réduire le gonflement. Mais l’efficacité de cette méthode n’a été prouvée que dans certaines situations.
Seul un nombre réduit de personnes aura recours à la chirurgie pour traiter un mal de dos.
Comment en finir avec mon mal de dos ?
Le meilleur traitement est de conserver une activité physique. Les exercices de renforcement et d’étirement du dos peuvent être bénéfiques. Vous pouvez aussi :
- Apprendre à soulever des charges en utilisant vos jambes plutôt que votre dos
- Éviter de rester trop longtemps dans la même position assise ou debout
Un mal de dos peut générer de la frustration et de l’angoisse. Mais il peut être utile de savoir qu’il existe des solutions pour réduire les risques de survenue d’un autre épisode de lombalgie. »
#StoryTime : David, un homme de 40 ans, souffre constamment d’une lombalgie, il ne peut pas rester en position statique et n’arrive pas à soulager ses symptômes.
David est un homme de 40 ans, il est obèse, il travaille dans un bureau et ne pratique aucun sport. Il y a 8 semaines, il a commencé à ressentir des douleurs inexpliquées dans la région lombaire et dans les jambes.
En effet, David a rapporté des douleurs dans tout le corps, des troubles du sommeil, ainsi qu’un spasme généralisé sévère. La moindre de ses activités quotidiennes devient difficile à effectuer. Bien qu’il ait déjà connu par le passé des épisodes douloureux dans la région lombaire et dans les jambes, ce nouvel épisode est le plus intense et le plus douloureux.
Incapable de rester plus de 1 ou 2 minutes dans la même position, David va consulter son médecin généraliste, qui suspecte une hernie discale en L4/5 venant comprimer la racine du nerf sciatique et provoquant ses symptômes aux jambes.
Comme David n’ayant pas d’antécédents familiaux de lombalgie, son médecin lui prescrit des antalgiques et des myorelaxants puissants, et l’adresse à un neurochirurgien pour réaliser une IRM. Ses soupçons sont confirmés : une partie de la matière du disque se répand. On parle de séquestration.
Après 4 semaines sous traitement conservateur, l’état de David ne s’améliore pas. Une intervention chirurgicale est donc pratiquée pour retirer la partie du disque responsable de la compression du nerf. Après une brève hospitalisation (4 jours), David revient consulter en soins post-opératoires. Il travaille depuis avec son kinésithérapeute sur un programme spécifique de renforcement progressif visant à redonner toute leur liberté de mouvement aux articulations vertébrales, à développer la force et la coordination des muscles vertébraux locaux et à restaurer la motricité nerveuse le long du nerf sciatique.
Enfin, au terme de 6 semaines de kinésithérapie, David ne présente que de légères douleurs occasionnelles, qui vont diminuer. Il s’est même mis à un programme de course à pied et suit une rééducation sportive afin de pouvoir reprendre le rugby dans un futur proche, s’il réussit à perdre du poids.
Sources et références
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- https://www.ninds.nih.gov/low-back-pain-fact-sheet
- Centers for Disease Control and Prevention. National Ambulatory Medical Care Survey: 2010 Summary Tables. http://www.cdc.gov/nchs/data/ahcd/namcs_summary/2010_namcs_web_tables.pdf (Accessed on September 30, 2014)
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Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.




